|
|
||||
|
188 REGISTRES DU BUREAU
puis s'en retournerent jusques au logis dud. deffunct reconvoyer le dueil, et alors chascun s'en retourna en sa maison.
|
[.563]
icellui deffunct, vestuz de leurs bons acompaignez d'aucuns sergens, vestuz d. eglise Sainct Merry, oyrent la messe
|
|||
|
|
||||
|
Le lendemain, jeudy xxvme Janvier, Mess™ allerent
|
dc Requiem, puis s'en revindrent en l'Hostel de lad. Ville (J>.
|
|||
|
|
||||
|
GCLXXXVIII. — [Ordre de faire apporter à Paris les deniers deubz
PAR LES FERMIERS DES GRENIERS À SEL.] 28 janvier i563. (Z 6826, fol. 4g r°.)
|
||||
|
|
||||
|
Ce jour d'huy, xxvmc jour de Janvier vc lxii, sur ce que me François de Vigny, Receveur de lad. Ville, a remonstré à Mess" les Prevost des Marchans et Eschevins estans au Bureau d'icelle la necessité des deniers qu'il a pour payer les rentes, au moyen que les fermiers tenans les greniers à sel n'apportent les deniers de leurs fermes, qui s'excusent pour le danger des volleurs qui sont sur les champs, à
|
ceste cause, a esté par mesd. s" ordonné que led. Receveur envoyra m" Henry Simon en la ville de Tours pour faire apporter les deniers que doibvent les marchans, fermiers des greniers à sel de la généralité de Touraine, en lad. ville de Tours, et puis après les envoyer en ceste Ville, en la meilleure seureté que faire ce pourra, aux despens du Roy.
|
|||
|
|
||||
|
CCLXXXIX. — Le feu aux pouldres. — Les pouldres à canon bruslées en l Arcenac.
----- La GRANCHE DES POULDRES BRUSLEE.
28 janvier 1563. (Fol. 165 r° et 166 r°.)
|
||||
|
|
||||
|
Dud. jour, xxviue jour de Janvier, l'an vc soixante et deux.
Le feu a esté mis aux pouldres de l'Arsenac, qui a faict grant donimaige à Paris.
Discours au vray de la fortune advenue du brusle-
ment de la grange du moull1n servant à faire la
pouldre en la ville de p aris'2'.
Premierement :
Le jeudy, vingt huittiesme jour de Janvier dernier passé mil cinq cens soixante deux, environ deux ou troys heures de rellevée, feust oy grant bruict, dont aucuns pensoient estre ung coup de piece d'ar-tillerye, et autres qui pensoient estre ung coup de tonnerre ou de tempeste.
|
Incontinant ou peu après, arrivèrent deux des gardes de la porte Sainct Anthoine en l'Hostel de la Ville, qui rapportèrent que la grange des pouldres estoict bruslée, et que aucuns de leurs compai-gnons estoient blessez, et eulx mesmes qui avoient le visaigc couvert de terre, de la viollence de la pouldre qui avoict poussé la terre jusques près lad. porte Sainct Anthoine.
Et à l'instant monsr le Prevost des Marchans et les Eschevins se transportèrent au lieu où estoict advenu la fortune, dont aucuns d'eulx allerent par la rue Sainct Anthoine et les autres par le long de la riviere, pour empescher la sédition que l'on craignoit advenir <3' et mesmement ung scandai que 1 on
|
|||
|
|
||||
|
"I Le récit des obsèques de l'échevin Le Camus se trouve également inséré au Registre Z 6826, fol. 48 r°.
(2) Cette relation ligure parmi les extraits des Registres de l'Hôtel de Ville reproduits par Cimber et Danjou dans leurs Archive* curieuses de l'histoire de France, 1" série, t. V, p. 427.
'3) La population parisienne, dont l'irritation et l'effervescence étaient telles que, dans une lettre du 14 janvier, Chantonnay allait jusqu'à dire : «le peuple est enragé", ne voulut croire à un accident fortuit et s'empressa d'attribuer le brûlement des poudres à la malveillance; aussi eut-on peine à empêcher "la sédition du peuple qui se vouloit jeter sur ceux soupçonnez de la nouvelle religion, comme autheurs de ce desordre». (Lettres de Catherine de Médicis, t. I, p. 466, 4g 1.) Les Mémoires du prince de Condé (p. 697) déclarant même, non sans fondement, qu'il y eut nombre de personnes noyées, tuées ou massacrées tt par la commune incitée et irritée du désastre advenu;.. Le Parlement semblait partager l'opinion générale et, dès le lendemain de l'explosion, impatient de découvrir les auteurs du méfait, offrait une prime à la délation : «Sera publié, lit-on dans le registre du Conseil, que tous ceulx et celles qui sçauront comme la fortune du feu est advenue le jour d'huy aux moulins des pouldres le vienne révéler au procureur general du Roy incontinant pour y estre pourveu, et sera aud. révélateur baillé cinq cens escuz d'or soleil". (Archives nationales, Parlement de Paris, X1" i6o4,fol. 23a r°.) Du reste, Ie Parlement, rendu méfiant et soupçonneux par cetUk catastrophe, ne sc croyait
|
||||
|
|
||||